samedi 2 juillet 2011

Mercredi 15 juin. En route vers Punakaiki.

Ce qu'il y a de bien en Nouvelle Zélande, c'est qu'on ne risque pas de s'endormir sur les routes. Celles-ci sont magnifiques, et variées, à chaque virage on découvre un nouveau point de vue. La route vers Punakaiki est tout simplement magnifique. D'abord entourés de montagne, on s'approche ensuite de la côte. La route dévoile alors d'une part une côte sublime et de l'autre une forêt touffue de palmiers et autres arbres.













Arrivée à Punakaiki, on nous annonce que l'attraction principale du lieu, à savoir l'eau jaillissant des rochers à la haute marée, n'aura lieu qu'à 22 heures, puis à 11 heures le lendemain. En attendant nous effectuons une jolie promenade sur la plage.





















Le soir, pour patienter avant l'heure fatidique, nous visitons d'abord une grotte où dans l'obscurité, on peut observer des vers luisants. L'exploration de cette grotte, seuls et en pleine nuit, était une aventure en soi. Les bruits étranges autour de nous, comme les silences faisaient battre nos coeurs un peu plus vite. A la fin nous avons effectivement vus le plafond de la grotte s'éclairé de petites étoiles vertes. Un beau spectacle avant celui grandiose du "blowhole".





La pleine lune nous éclairait heureusement bien, pour nous rendre jusqu'aux rochers. Nous étions absolument seuls dans cet endroit touristique. Les vagues frappant sur les rochers faisaient un bruit assourdissant, et la lune éclairant l'écume donnait à ce spectacle un caractère magique. A 22 heures, après quelques minutes d'attente, l'eau a jailli de plusieurs mètres à travers les rochers. Ce show a continué à intervalles réguliers pendant une dizaine de minutes. Nous étions envoutés par ce magnifique spectacle de la nature


Mardi 14 juin. Randonnée sur les bords de l'Abel Tasman Sea

Au petit matin nous nous sommes réveillés, boostés pour faire un bout de la randonnée de plusieurs jours au bord de la côte.




Comme nous n'avions que la journée, nous avons en premier lieu penser à prendre un bateau taxi pour nous rendre directement sur un des points intéressants de la randonnée, et revenir ainsi après 3 heures de marche avec un autre bateau taxi. Nous n'avons cependant pas opté pour cette option, vu les tarifs. La marche après tout nous pouvions la commencer depuis le début, c'était gratuit. Au point d'information, nous avons rencontrés 3 français, qui allaient entamé la marche, mais eux pour 3-4 jours, et un autre randonneur du jour venant de Singapour.

Nous sommes partis tous ensemble le long de cette côte sublime, partageant nos expériences. Un Français était en train de faire son tour du monde. Il avait fait quelques pays de l'Amérique Latine, il avait ensuite atterri en Nouvelle-Zélande, et prévoyait ensuite d'aller en Nouvelle Calédonie, puis dans l'Asie du Sud Est, avant de faire un tour en Afrique... Beau programme. Le couple de Français était quant à eux en lune de miel. Ils vivaient en Chine à Shangaï depuis quelques mois déjà. Celui de Singapour, venait quant à lui de finir ses études, et en profitait pour voyager en Nouvelle-Zélande puis en Australie, avant de chercher un travail en septembre.



Au lieu de suivre la côte, nous avons emprunté un chemin montagneux de plusieurs heures, pour pouvoir être récompensé d'un beau point de vue à la fin de l'ascension. Celle-ci était d'ailleurs très raide, et était rendue encore plus difficile pour ceux qui avaient un gros sac à dos. Mais la récompense au sommet valait bien ses quelques efforts.







Nous nous sommes ensuite séparés, car le singapourien et nous devions nous dépêcher de rentrer avant la nuit, en longeant cette fois-ci la côte, pendant que les autres continuaient leur chemin plus loin vers leur campement. Le chemin fut là aussi merveilleux, et plus facile !






Nous sommes revenus au point de départ au coucher du soleil, après une journée complète de randonnée sur environ 25 km. Nous étions un peu fatigués, mais heureux des belles rencontres de la journée et des paysages sublimes que nous avions vus.



vendredi 1 juillet 2011

Lundi 13 juin. L'arrivée sur une île paradisiaque

Le matin, nous partons sur le ferry. On dit au revoir à Wellington et à l'île du Nord au lever du soleil, pour arriver vers midi à Picton.













L'arrivée sur l'île du Sud est tout simplement sublime. Les dauphins s'amusent autour des bateaux pour nous souhaiter la bienvenue, le temps est radieux, les collines tout autour sont verdoyantes, on croirait débarquer en terre promise.










Le temps de faire le plein d'essence et de nourriture (on en profite pour acheter des yams, on sait pas du tout c'est quoi, mais ces petits légumes rouges ont l'air sympa), et nous voilà sur la sublime route menant au Abel Tasman Sea. Sur le chemin on entend à la radio que Christchurch, la ville principale de l'île du Sud, vient de subir un nouveau tremblement de terre à 13h. Nous n'avons rien ressenti d'où on était.



Dimanche 12 juin. Wellington : une ville qui prend de la hauteur

La capitale Néo-Zelandaise n'a pas le gigantisme des grande mégalopoles, et tant mieux. Avec ses quelques 160 000 habitants, Wellington est une ville animée, sur les bords de mer. La ville en amphithéâtre autour de la baie, prend de la hauteur. De là haut la vue sur la ville est magnifique.



On a profité de la journée pour aller faire un tour à la piscine, non pas pour nager, mais se doucher ;-) on s'est également baladé le long de la baie, et on a contemplé l'architecture moderne et originale, mais aussi victorienne de la ville. La visite du musée Te Papa, a été un très bon moment de cette journée. Ce musée intéractif, n'ennuie ni les enfants, ni les adultes.




















Samedi 11 juin : Le mont Taranaki, la tête dans les nuages

Le temps n'est pas non plus au beau fixe pour une longue randonnée au mont Taranaki, mais la pluie n'est pas aussi dense que la veille, et laisse parfois la place à de magnifiques arcs en ciel.











On décide quand même de grimper un peu pour aller voir de plus près ce mont volcanique embrumé, qui a fait office du Mont Fuji dans le film Le Dernier Samouraï. La montée de deux heures environ, a été assez physique avec des petites rivières ruisselantes sur les marches le long du chemin. L'effort en valait vraiment la peine. La montagne s'offrait devant nous, dans une solitude amenant à la méditation. Ce fut un de ces moments où l'on se sent tout petit face à la nature.






Nous repartons ensuite avec le van direction Wellington, la capitale de la Nouvelle Zélande. Nous décidons de faire un petit détour par la Whanganui River Road, selon les conseils du Lonely Planet. La route le long du fleuve est effectivement magnifique. Nous décidons de nous arrêter sur une des petites aires de camping pour la nuit.



On se gare sur un petit coin d'herbe. Antoine veut alors se placer mieux pour être moins en pente, et là impossible de bouger la voiture. Les roues arrières patinent et n'avancent pas d'un millimètre, on pousse la voiture, mais elle revient inexorablement au même endroit. On met alors des branchages sous les roues de la voiture. Un néo zélandais s'arrête pour nous aider. On tente de repousser le van, mais celui-ci est trop lourd et patine toujours. Il nous conseille d'attendre le lendemain matin, en espérant que le terrain sèche un peu, ou que des personnes viennent nous aider sur cette route peu fréquentée. En désespoir de cause, je creuse avec une cuillère à soupe autour des roues. Je vois alors une voiture passée, et je fais des signes sans grande conviction. Ceux-ci s'arrêtent et sortent à 4. Et là la force collective fonctionne. On se tire de cette situation sans dommage, si ce n'est la perte d'une cuillère à soupe ;-)


Vendredi 10 juin, Tongariro sous l'eau

Motivés pour faire une des randonnées d'une journée la plus renommée de Nouvelle Zélande, à savoir la "Tongariro Alpine Crossing", nous avons du revoir nos plans à cause du temps. La pluie battante ne nous a pourtant pas entièrement découragés, nous avons opté pour une randonnée de 3 heures environ avec nos panchos. Certes on ne voyait plus les volcans et leurs pointes enneigés, aperçus la veille de loin depuis le lac Taupo, mais la randonnée fut quand même très belle, et mouillée ;-) surtout pour les petits pieds.



















Après cette randonnée mémorable, nous reprenons le van direction le Mont Taranaki, où nous comptons faire une randonnée le lendemain. La route ne semble pas si longue sur la carte, mais arrivés à Stratford, nous prenons alors une route de 150 km au nom évocateur the "Forgotten World Highway" soit la route du monde oublié. Le trajet en voiture prend alors des allures de découverte d'un monde évanoui, où l'on s'attend à voir des dinosaures sortir des épaisses forêt de palmiers et d'arbres exotiques, le long de falaises et collines.






Parfois l'herbe remplace la forêt, avec des moutons par milliers dans des collines magnifiques. La route goudronnée s'arrête même pendant 12 km. On passe également dans un tunnel étroit où la roche suinte, et où l'on s'attend à être enseveli d'un moment à l'autre.




L'arrivée au village de Whangamomona, d'environ 170 habitants, est un retour bref au monde réel. Le village isolé s'est proclamé République indépendante suite à des désaccords avec les conseils locaux. En sortant du village un panneau nous indique que l'on est revenu en Nouvelle Zélande. La frontière du monde oublié est franchie...

Jeudi 9 juin (suite), en route vers Taupo

Après avoir visité le village Maori, nous nous dirigeons vers Taupo, le centre stratégique des activités à sensations de l'île du Nord : jet boat, saut en parachute, saut à l'élastique, zorb (on est dans une boule géante avec de l'eau qu'on fait rouler du haut d'une colline), VTT... Mais nous sommes restés sages, pour se préserver pour "la capitale mondiale de l'adrénaline" à savoir Queenstown dans l'île du Sud.



On en a quand même profité pour admirer les Huka Falls, d'un bleu étrange, et pour observer de loin, depuis le lac, les monts volcaniques du Parc National du Tongariro.